Bordeaux : Visite dans les nouveaux murs de la maison de quartier des

Par Daniel Bozec – d.bozec@sudouest.fr

3,5 millions d'euros investis, deux ans de chantier : place à la nouvelle maison de quartier de l'US Chartrons à Bordeaux

eux ans de travaux ont été nécessaires pour engager la refonte de la maison de quartier tenue par l'US Chartrons, place Saint-Martial, avec extension à la clé. Les ouvriers vont et viennent, les étais balisent encore l'entrée, mais le chantier touche à sa fin, derrière une originale façade-rideau couleur or. « Un très bel outil de travail, et surtout une nouvelle maison de quartier pour les habitants », insiste Olivier Sarraud, président de l'US Chartrons qui, outre l'accueil périscolaire des écoles alentour, compte une vingtaine de sections sportives et culturelles.


À gauche, Olivier Sarraud, président de l'US Chartrons, avec Vincent Maurin, maire adjoint du quartier Bordeaux Maritime.

Fabien Cottereau / « SUD OUEST »

Il était temps de pousser les murs pour cette association centenaire incontournable dans le quartier, et confrontée à la poussée démographique de Bordeaux. Sous l'ancienne municipalité, 3,5 millions d'euros hors taxe ont été investis par la mairie de Bordeaux, maître d'œuvre de l'opération. C'est un cabinet d'architectes nantais, Berranger & Vincent qui a remporté l'appel d'offres, faisant le pari d'une « respiration » architecturale dans un tissu bâti très défini », présente Jérôme Berranger, au cours de la visite organisé mardi 1euh juin.

Reconquête du « lien social »

Aux baies vitrées de l'accueil surmontées de ce tamis or, le duo d'architectes a veillé à l'agencement des pôles de l'association autour de la cour, notamment ce « foyer » paré de « grands vitrages qui donnent sur l' extérieur », ajoute Stéphanie Vincent : « Les bâtiments se répondent aux uns et aux autres » et les flux s'en trouvent facilités.

Une « façade-rideau » ou marque l'entrée de la maison de quartier, place Saint-Martial.

Une « façade-rideau » ou marque l'entrée de la maison de quartier, place Saint-Martial.

Fabien Cottereau / « SUD OUEST »

Le foyer de 110 mètres carrés aménagés côté cour.

Le foyer de 110 mètres carrés aménagés côté cour.

Fabien Cottereau / SUD OUEST

Reste à s'approprier l'ensemble, dans un contexte de reconquête du « lien social » et des adhérents après quinze mois de crise sanitaire. À l’US Chartrons, les sections ont perdu « entre 25 et 50 % » de pratiquants en moyenne, avec des pointes à 80 % pour le fitness et la boxe. « Et encore, des disciplines ont été repensées, à l'exemple du ju-jitsu, dispensé sur des tatamis en extérieur, avec des mannequins », décrit le directeur Kévin Fabra. « Le Covid nous a sortis de notre zone de confort », souffle Olivier Sarraud, faisant remarquer que « le tiers des activités ont continué à fonctionner. »

« Le pari d'une respiration architecturale dans un tissu bâti très défini »

Au-delà de la reprise des sports en salle le 9 juin, l'US Chartrons entend marquer le coup avec, gage d'une certaine impatience à reprendre le fil d'une vie associative accomplie, une journée portes ouvertes, dès le 19 juin , de 10 à 20 h 30, entre présentation des sections, concerts et buvette. S’y ajoute l’organisation espérée d’un gala national de sports de combat, le 29 août, au Palais des sports – le dossier est en cours d’instruction. Là aussi, c’est un signal fort qui est envoyé aux propres licenciés de l’US Chartrons : les sections boxe, boxe thaï et ju-jitsu ont vu leurs effectifs dégringoler de 260 à 38.

Troisième élément, le pôle culture et musique, qui donne sur la rue Depaty, servi par des escaliers extérieurs.

Troisième élément, le pôle culture et musique, qui donne sur la rue Depaty, servi par des escaliers extérieurs.

Cottereau Fabien / « SUD OUEST »

Adjoint aux sports, Mathieu Hazouard confirme la demande des clubs, qui pourrait bénéficier cet été de l'ouverture d'équipements sportifs. Lui et Sylvie Schmitt, adjointe à l'éducation, découvraient aussi ce mardi les nouveaux locaux de l'association, avec le souci affiché de « conforter ces maisons de quartier dans ce qu'elles représentent de l'identité bordelaise ».

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