Briec-de-l'Odet – L'Arthémuse de Briec accueille la danseuse



L’activité d’Isabel Le Cras, au sein d’une compagnie londonienne étant en suspens, elle est retournée habiter chez ses parents à Edern. Mais pas question de se la couler douce pour autant. Laurette Le Goff, adjointe à l'action culturelle et Jean Christophe Le Meur, de l'Arthémuse, dans le cadre de «l'entraide, la solidarité devant la culture essentielle», l'Ont invitée à disposer de la salle de danse, située dans le complexe Fanch Rolland, pour le suivi des cours dispensés par la compagnie londonienne, où elle se produisait.

«Le corps ne répond plus au bout de quinze jours sans pratique»

Jusqu’à cinq heures de pratique chaque jour

La danseuse précise que la discipline exige des entraînements rigoureux et que «le corps ne répond plus au bout de quinze jours sans pratique». Elle jusqu’à cinq heures quotidiennes consacrées à sa passion: échauffement, cours de danse classique et contemporaine ou fitness, répertoire et informations sur le processus de création.

Chorégraphie d'Isabel Le Cras, danseuse professionnelle. (DR)

Isabel Le Cras, comme de nombreuses petites filles, a été attirée par la danse dès 3 ans. Sa famille l’a encouragée et inscrite aux cours d’initiation de danse classique jusqu’à ses 6 ans. À chaque déménagement de ses parents: États-Unis ou Italie, elle poursuit sa passion. C’est au Conservatoire de Nice, de ses 12 à 16 ans qu’elle s’affirme comme une danseuse pleine d’avenir. Elle quitte ensuite le cocon familial pour l’Université de théâtre et de danse de Munich jusqu’à l’obtention du diplôme de danse classique, contemporaine et de caractère. Elle a 20 ans. À Bordeaux, elle danse avec la compagnie «Sohrât Chitan», mais un accident l’astreint à réduire sa pratique pendant deux ans et demi.

«C’est votre passion pour cet art qui vous mènera de l’avant»

Futur chorégraphe

Elle entre ensuite, dans une compagnie londonienne, pendant la période de confinement, où elle participe à l’élaboration d’un spectacle qui sera présenté en 2022. Son souhait est de devenir chorégraphe. En parallèle, elle étudie à distance et prépare une licence LEA (anglais et allemand) car elle a «conscience que la vie de danseuse est très fragile et peut être éphémère». «Si j’avais un message pour encourager les jeunes filles qui commencent dans la danse? Je pense qu’il est important d’avoir un professeur qui sait être rigoureux mais aussi empathique et bienveillant. Il faut croire en soi et toujours chercher à s’améliorer, c’est votre passion pour cet art qui vous mènera de l’avant ».

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