Brigadière-cheffe à Clichy, Sandie vise les championnats de France de

Sous son imposant uniforme de brigadière-cheffe principale, responsable du groupe de sécurisation et d'intervention (GSI) de nuit de la police municipale de Clichy (Hauts-de-Seine), Sandie, 41 ans, affûte et sculpte chacun de ses muscles depuis des mois. Avec un objectif: les championnats de France de Body Fitness, en avril sous l'égide de l'IFBB, la fédération internationale de Bodybuilding, fondée en 1946.

Un défi personnel désormais soutenu par la municipalité, qui a décidé de «sponsoriser» la sportive, via une subvention de 1000 euros votée lors du dernier conseil municipal. Un montant pour participer aux frais de compétition, à commencer par la licence IFBB.

«Pour moi, c'est très important d'être soutenue par la ville car c'est une mise en valeur mutuelle, aussi bien pour une femme qui évolue dans un univers d'hommes que pour la police municipale en général, qui souffre encore d'un déficit de reconnaissance », souligne Sandie, qui a également créé une cagnotte solidaire.

Un régime draconien, même pendant les fêtes

La quadragénaire a enfilé l'uniforme à l'âge de 18 ans, autorise tomber ses études de comptabilité. Elle a presque toujours officié dans les Hauts-de-Seine, de Boulogne-Billancourt à Asnières, en passant par Vanves et Le Plessis-Robinson. Avant d'arriver à Clichy, il y a tout juste un an, le 1er janvier 2020. «C'est important de changer de ville pour se renouveler et sortir de sa zone de confort», souligne celle qui s'est justement fixé un nouveau défi à travers cette discipline issue du bodybuilding, synonyme de nombreux sacrifices.

Car la préparation physique, à raison de 8 heures d'entraînement par semaine, s'accompagne d'un régime alimentaire draconien. Une diète de trois mois sans sucre, sans lactose et sans féculent… en pleine période d'agapes de fin d'année! «Ce sont des contraintes, qui font partie de cette discipline et viser à assécher puis sculpter le corps», explique Sandie, qui a recommencé la musculation il y a un an, pour pouvoir porter la robe de mariée de ses rêves.

Sandie s’entraîne 8 heures par semaine et s’impose un régime alimentaire draconien. DR

Elle s'est donc prix au jeu, entourée d'un coach physique et d'une nutritionniste au sein d'une équipe baptisée «Team Cyborg 3B». «La discipline n'a plus rien à voir avec ce qu'on pouvait voir dans les années 1980 et 1990. Il y a une vraie recherche esthétique. L'objectif n'est pas de ressembler à un tank », rassure la brigadière-cheffe, précisant que« la phase de compétition est très limitée dans le temps ».

«Changer l'image des femmes dans la police»

«Mon objectif aujourd'hui est d'obtenir un bon classement en finale, après on verra», ajoute Sandie, qui vient juste de choisir sa tenue de compétition, qui n'a rien à voir avec son uniforme de travail.

La brigadière-cheffe partage volontiers les étapes de sa préparation avec ses collègues. «C'est comme un athlète de haut niveau, on montre un travail obtenu grâce à des efforts. Il n'y a absolument aucune connotation », précise Sandie, qui veut avant tout« changer l'image des femmes dans la police ».

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Pour cela, elle va d'ailleurs faire une formation pour devenir moniteur en maniement des armes, elle qui est déjà maître-chien et possède déjà deux chiens policiers, dont un «stup» spécialisé dans la détection des drogues. Une corde de plus à son arc.

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