Cahors. L'idée de Pauline et Démy: le fitness à ciel ouvert et en

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Les restrictions sanitaires plus strictes imposantes aux boulimiques de sport une nouvelle discipline de vie et des idées pour se défouler. À Cahors, les résidences privées deviennent de nouvelles salles de sport à ciel ouvert très appréciées. Exemple ici.

Résidence Fénelon. Le lieu est privé. Fermé. Verrouillé même. Sonnez et parlez dans l’interphone pour rentrer. 16 heures, pas un bruit. Pas le moindre fils.

Erreur! Le miaulement d'un chat qui s'aventure sur le rebord d'une fenêtre se fait entender dans ce périmètre résidentiel dont presque tous les appartements sont occupés par des personnes âgées. Presque.

Soudain, une musique retentit au cœur de la résidence, sur la grande esplanade surplombée par les logements où sont confinés les habitants.

Démy Da Veiga et Pauline Bouillez ont installé des serviettes de plage au sol.

Sur l’une de ces grandes étoffes Démy affiche clairement son attirance pour le Football Club de Barcelone. Olé! Pas question de danser, ni de bronzer.

Démy et Pauline sont des descendants de l’appartement où elles sont confinées ensemble pour faire du sport. Une séance de fitness précisément, avec des minis-amplis pour la musique et une maxi envie de se défouler. "Nous avons besoin de faire du sport. À cause du confinement c'est compliqué de pratiquer une activité sportive régulière à deux à l'extérieur. Le temps est limité. Ici, en résidence privée sur peut en profiter pleinement" s'enthousiasme Pauline .

Le Hiit: grand défoulement

Les deux amies avaient l’habitude de faire du fitness en salle. Là, c'est à ciel ouvert qu'elles en profitent et sur un site extrêmement sain. Sébastien Dubiez, le gardien de la résidence procède chaque jour à l’entretien et à la désinfection complète de l’esplanade et de toutes les parties communes. Les mêmes précautions sont prises dans les autres résidences de la ville.

"Nous pouvons travailler le cardio, faire des étirements et du Hiit" détaille Démy.

Il s’agit d’accomplir des efforts intensifs avec un temps de récupération très court. Cela permet d’accroître la masse musculaire tout en perdant de la masse graisseuse. C’est intense. La vie est ensuite plus cool en appartement pour Pauline et Démy. Au menu: films sur Netflix, ménage et encore du sport. "Cela nous libère l’esprit" concluent-elles, bien dans leur peau de confinées libres de leurs mouvements sur leur nouveau terrain de sport.

En attendant un job à Hossegor

"Nous avons des caractères assez trempés toutes les deux. Il faut que l’on bouge" lance Pauline. Les deux jeunes femmes exercent un travail à Hossegor, dans la restauration. Elles sont donc dans l’attente et l’impatience de la levée du confirment. Ce n'est pas gagné, mais elles gardent espoir pour la saison estivale. "D’ici là on must keep the rythme" ajoutent-elles en se lançant dans une séance de gainage. Toujours en mouvement Pauline et Démy! Cette dernière est d’ailleurs également une grande voyageuse. "J’ai passé six mois en Australie, à Perth précisément. Je suis rentrée juste après les incendies et juste avant que le pays ne soit lui aussi touché par le coronavirus" déclare-t-elle soulagée. C’était le bon timing. "C’est très compliqué actuellement pour rentrer en France" reprend Démy avec, au passage, une pensée pour Gaëtan Sol, un autre Cadurcien qu’elle côtoyé au lycée Clément-Marot. Rappelons que Gaëtan est toujours actuellement sur le sol australien à Sydney (lire notre édition du jeudi 26 mars).

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