Commenter les salles de sport se préparent à la réouverture le 9 juin ?

Les salles de sport rouvrent très bientôt. Le 9 juin, elles peuvent accueillir de nouveau leurs abonnés après plusieurs mois de fermeture. Le protocole sanitaire à mettre en place a été publié le 20 mai dernier. Au programme : demi-jauge, distanciation physique de 2 mètres ou une zone de 4m2 par pratiquer ou encore port du masque chirurgical dans les espaces de circulation…

C'est donc toute une préparation à mettre en place. Certains ont choisi de mettre des panneaux de plexiglas entre les machines, d'autres en condamnent une sur deux, et puis il y a aussi le casse tête des vestiaires… Le protocole sanitaire limite l'accès aux vestiaires collectifs aux enfants et aux publics prioritaires, et seules les douches individuelles sont autorisées. "On a créé des petites unités individuelles pour les vestiaires, et mis du scotch sur les sèche-cheveux pour signaler que leur utilisation n'est pas autorisée", raconte à RTL.fr Grégoire de Belmont, co-fondateur des salles d' Arkose.

Scanner son QR code à l'entrée

À la salle de fitness L'Orange Bleue des Halles, à Paris, Didier Jouanneau a quant à lui choisi de placer les casiers à l'extérieur des vestiaires, pour que ses adhérents aient quand même un endroit où mettre ses affaires.

"Pour nous en fin de compte, ça ne change pas beaucoup, parce qu'on est restés ouverts pour les adhérents prioritaires, les personnes souffrant d'une affection de longue durée et avaient des prescriptions médicales", explique-t-il à RTL.fr. La principale nouveauté dans sa salle de sport, c'est un petit sas à l'entrée avec une affiche invitant à télécharger TousAntiCovid, et un QR code à scanner. "On a déjà un système de badges, qui fait qu'on a la liste de toutes les personnes qui sont venues dans la salle, donc c'est un peu redondant», regrette Didier Jouanneau.

C'est ce même système de badges qui permet de contrôler la jauge à 50%. Pour la respecter, les cours collectifs ne seront accessibles que sur réservation. Chez le groupe concurrent Neoness, un système de réservation a aussi été mis en place pour l'accès aux machines. "Ce n'est pas obligatoire, mais c'est conseillé pour être sûr d'avoir une place", explique à RTL.fr la co-fondatrice Marie-Anne Teissier.

"Un grand ballet logistique"

Pour rouvrir dans des conditions optimales, il y a aussi tout un travail de maintenance informatique à faire, en plus de celle des machines et des infrastructures, sans compter le ménage et le réapprovisionnement des stocks pour ceux qui vendent de la nourriture ou du matériel. "C'est un grand ballet logistique", s'amuse Marie-Anne Teissier.

Et puis il faut aussi avoir tout le personnel nécessaire. Chez Neoness, l'heure est la formation des employés, qui n'ont pas travaillé depuis neuf mois. Chez Arkose, sur recrute. "On a perdu 15% des effectifs. En neuf mois, il ont eu du temps pour réfléchir et changer de carrière", indique Grégoire de Belmont.

Pour autant, tous sont optimistes sur la réouverture. Contents d'ouvrir et de retrouver leurs adhérents, mais aussi de voir un engouement autour du sport. Même l'obligation de respecter strictement les gestes barrières ne ternit pas le tableau. Les gérants de salles comptent sur leurs employés pour faire respecter le port du masque, mais aussi sur le civisme des adhérents. "Si quelqu'un oublie son masque, il y a toujours quelqu'un pour lui rappeler", assure la fondatrice des salles Neoness.

Un défi : remplir les caisses

Les salles d'escalade ont aussi leur petite astuce pour faire respecter le lavage des mains. La magnésie, souvent utilisée en poudre pour limiter la transpiration des mains sur les prises, existe aussi sous forme de gel et contient alors… de l'alcool. "Quand on a remarqué ça, on a augmenté le pourcentage d'alcool de notre magnésie liquide, ce qui fait qu'elles sont presque équivalentes à un gel hydroalcoolique", soutient Grégoire de Belmont, d'Arkose. "Au lieu de se désinfecter les mains deux ou trois fois dans une séance, les adhérents le feront naturellement une trentaine de fois."

Reste désormais un défi important : faire rentrer de l'argent dans les caisses. Face aux difficultés de trésorerie, et toujours en attente de certains aides de l'État, certains misent sur les promotions, quand d'autres espèrent rentrer de l'argent en conservant leurs tarifs. Tous en tous cas comptent sur la fidélité de leurs abonnés.

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