Confinement – Le monde du fitness, à l & apos; arrêt, tire la sonnette

Être les oubliés de ce reconfinement, c'est la forte impression qui plane chez les responsables de structures sportives, salles ou associations.

Charles Beaulieu, patron indépendant de deux salles de sport, Coach Fit, rue Saint-Martin, à Nevers et Wood Fit dans la zone de Varennes-Vauzelles, quand il allume sa télévision sur les chaînes nationales d'infos en continu, aimerait bien qu 'on s'arrête sur le tri des salles de sport et des associations de remise en forme. Mais grand silence depuis le début du reconfinement. Cette fois encore, les salles de sport et les associations ont été parmi les premiers mis à l’arrêt depuis jeudi 30 octobre.

«On bosse, on arrête, on repart, on se réadapte»

«Une salle de sport, ce sont de grosses charges fixes. Nous sommes des acteurs économiques. Sur la paie des loyers, de l’Ursaf, sur mes deux salles de sport, j’ai 10 000 € de foncier ». Verdict? Charles Beaulieu a décrit la situation: «On n'existe pas». Il attend, comme nombre de ses confrères, des décisions du gouvernement pour palier les pertes. «Moi, j’ai made in masques mais que met-on en place pour les autres salles de sport? ».

Ce dernier insiste aussi sur le rôle d'une salle de sport, bien au-delà de la dépense physique. «On apporte du lien social. Les gens se retrouvent et participent à l’équilibre de la santé des pratiquants. »

Le patron de salles de sport n’a pas peur d’employer le mot de faillite. «Si on y arrive, on se rendra peut-être compte de notre existence mais ce sera trop tard. »
Charles Beaulieu n'aborde pas les trois prochains mois de manière sereine. La sérénité, un mot qu'il doit supprimer de son vocabulaire depuis le premier confinement. «La crainte est de ne rouvrir qu'en janvier. »

Charles Beaulieu cherche à se réinventer pour maintenir autant qu'il peut de l'activité dans ses salles et pour son équipe. Des cours en direct sont diffusés gratuitement sur les réseaux sociaux. La fabrication de masques pour la région va reprendre. «Je trouve des solutions comme je peux mais comment font les autres? ». Celui-ci a revu ses méthodes de travail. «C’est le stop and go. Sur bosse, sur arrête, sur repart, sur se réadapte ».

«On a des ordres, des contre-ordres»

De fortes craintes que partage Xavier Morel, aux commandes du Club Vert (il est le directeur et le créateur de la marque, sept salles, 45 salariés, 5.200 membres).

Celui-ci revient sur les semaines entre les deux confinements et tous les dispositifs mis en place, entre autres les casiers individuels, des aménagements de planification, le changement de chaussures avant de rentrer dans la salle. «On est allé au-delà des normes sanitaires demandées. »Si la reprise a été timide avec la crainte du virus, la fréquentation remontait peu à peu.

Xavier Morel, face aux décisions gouvernementales, avoue être dans le flou. «Sur un des ordres, des contre-ordres. »Pas question donc de jouer la précipitation. «J’attends la sortie des décrets. Souvent, il y a un certain délai et malheureusement, les décrets ne sont pas toujours en accord avec les décisions gouvernementales. »

Des mesures qui le surprennent. Il prend l’exemple du Club Vert de Decize où l’enseignant est diplômé pour donner des cours d’activités physiques adaptées et là, cela coince. «Les personnes qui ont des affections de longue durée, on ne peut pas répondre à leur parcours de soins. »

Pour faire vivre le Club Vert, son créateur a dessiné certains projets pour soulager ses professeurs et aussi ses membres, à l’instar du prélèvement. «Cela se fera uniquement sur la base du volontariat. »

Il met tout en œuvre pour garder ce contact privilégié entre professeurs et élèves. D’où aussi la proposition de cours collectifs en direct et en ligne pour ces derniers. Des attentions pour les adhérents déjà proposés et appréciées lors du premier confinement. Au rayon nouveauté, Xavier Morel a organisé une journée drive, mardi 10 novembre, pour récupérer un kit d'entraînement afin de pratiquer chez soi. «Les adhérents ne sont pas rentrés. Sur un chargé directement dans les voitures. C’est du petit matériel pour conserver la forme et garder la banane. »

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L’incompréhension de fermer les salles de sport est d’autant plus forte: «Ce qui en fait le succès, ce sont les grandes horaires et la distanciation: une personne par 5 m². Il y a moins de risque d’être entassé comme dans un bus ou une grande surface ». Xavier Morel ne mâche pas ses mots à l’adresse du gouvernement. «Sur une impression d’être montrés du doigt par des politiques qui sont inconséquents. On parle d’aide jusqu’à 10 000 € mais rien n’est précis ». Ces fameux dossiers d’aides ne seront transférés que le 20 novembre. «On fait quoi en attendant? »

Le confinement pour l'Ufolep 58 et l'Adess 58

Fabrice Sauvegrain, délégué départemental de l’Ufolep détaille la position adoptée: «On obtient les cours sur les créneaux et les activités en distanciel et en live».

Ces cours vont donc être proposés, en privé, aux adhérents et aux associations avec travailler l’Ufolep. «On met en place une plateforme accessible. Nous avons pas mal d’adhérents seniors ».

Régulièrement, l'équipe de l'Ufolep intimement ses adhérents afin de garder un lien avec eux, en particulier avec Karine Simonin, animatrice diplômée d'État. Elle prodigue donc ses séances stretching, fitness, pilates, depuis chez …

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