Contraintes à la fermeture, les salles de fitness saisissent la justice

L'Usine, Fitness Park, l'Orange Bleue, l'appart Fitness, KeepCool etc … Les dirigeants des principaux clubs de fitness se sont réunis mercredi matin, fédérés par le syndicat professionnel France Active, pour dire non aux "fermetures imposées arbitrairement" des salles de fitness.

L'annonce a été faite suite à la recrudescence de cas: les salles de sport ont dû de nouveau tirer le rideau pour deux semaines dans plusieurs métropoles. C'est le cas à Paris, où le préfet de police Didier Lallement a décidé lundi 5 octobre de prolonger la fermeture administrative des salles pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Cette décision a provoqué de vives réactions chez les professionnels du fitness, qui estiment que cette mesure assène le coup de grâce à un secteur déjà fortement fragilisé.

"Le fitness n'est pas le problème, c'est la solution". Dans les salles de sport, il n'y a pas eu de cluster, s'entêtent-ils à dire. "Seulement 207 cas positifs ont été recensés sur les 27 millions d'entrées, toutes salles confondues", assure David Amiouni directeur général de KeepCool. D'autant plus que les investissements pour se plier au protocole sanitaire ont été conséquents entre distanciation sociale et autres désinfections. Du côté de KeepCool, qui exploite 270 salles de fitness partout en France, "se mettre aux normes c'est un surcoût qui va de 5.000 à 10.000 € par club", indique David Amiouni. Pour Fitness Park, "le système de traitement de l'air à coûté plusieurs centaines de milliers d'euros", indique le directeur général du groupe Philippe Herbette.

Référés-libertés

En réponse aux décisions gouvernementales et préfectorales, les clubs KeepCool ont été les premiers à déposer des référés-libertés aux tribunaux administratifs de Rennes et Toulouse, leur permettant d'obtenir la suspension de l'arrêté préfectoral et ainsi la réouverture de plus de quatre- vingts salles fermées dans les deux métropoles.

Désormais, c'est au tribunal de Paris qu'ils espèrent obtenir un gain de cause. France Active a déposé ce mercredi 7 octobre 5 nouveaux référés-libertés devant les tribunaux administratifs de Paris et de 4 autres départements en petite couronne pour demander la réouverture des salles de sport. Les salles du groupe l'Usine ont également saisi la justice dénonçant une "atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie", à "la liberté d'entreprendre" et "au droit à la santé en lien avec l'exercice d "une activité sportive", détaillent-ils dans un communiqué.

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Pour David Amiouni, cette mobilisation est nécessaire et permet d'être audible. Mardi, les clubs de fitness ont été reçus à Matignon. "Si l'on n'avait pas fait ce tapage, on ne nous aurait jamais été écoutés", reconnaît-il. "Aujourd'hui, on l'est un peu plus et à mon avis sur peut s'attendre à une réouverture prochainement avec de nouveaux protocoles à mettre en place", espère David Amiouni. Pour Philippe Herbette, ce qui est dommageable c'est le fait d'avoir mis les clubs de fitness dans le même panier que tous les clubs de sport. Ou, "contrairement aux clubs de judo et autres sports en intérieur, nous ne pas des lieux de contacts et surtout nous ne sommes pas des associations. Nous avons énormément plus de charges à payer", regrette-t-il.

200.000 emplois en danger

Le faible nombre de cas recensés mis en avant par les salles de sport est notamment dû aux outils de traçage dont les salles de sport et qui permettent d'ouvrir les clusters. Grâce au système de badge qui permet de savoir qui rentre et à quel moment, le groupe KeepCool n'a répertorié que 20 cas positifs au coronavirus, recensés par l'ARS, sur les 2,6 millions de passages enregistrés depuis mars.

L’autre argument principal des clubs de sport est la nécessité de maintenir une activité sportive afin de lutter contre la pandémie. Présentateurs de la conférence, Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l'Université Paris-Descartes, estime que "85% de personnes en réanimation sont inactives" et par conséquent, en ce contexte, "fermer les lieux de sport est un non-sens thérapeutique, sanitaire, économique et social ", explique-t-il. Une affirmation que rejoint Philippe Herbette, selon qui "on fait l'inverse de ce qu'il faut faire, en empêchant les personnes de renforcer leur système immunitaire à travers l'activité sportive."

France Active déplore d’autant ces fermetures que «nul n’a encore pu démontrer l’évaluation sur la propagation du virus dans les salles de sport». Le syndicat professionnel estime à 200.000 le nombre d'emplois en danger à court terme sans compter les emplois indirects. Pour Philippe Herbette, bien que le gouvernement ait "sali notre réputation par erreur, il n'est pas trop tard". Le PDG espère "des aides du gouvernement" pour combler les 40% de résiliations sur l'ensemble de la profession. Les différents clubs, dont KeepCool, prévoient de saisir le conseil d'État prochainement.

L'Usine, Fitness Park, l'Orange Bleue, l'appart Fitness, KeepCool etc … Les dirigeants des principaux clubs de fitness se sont réunis mercredi matin, fédérés par le syndicat professionnel France Active, pour dire non aux "fermetures imposées arbitrairement" des salles de fitness.

L'annonce a été faite suite à la recrudescence de cas: les salles de sport ont dû de nouveau tirer le rideau pour deux semaines dans plusieurs métropoles. C'est le cas à Paris, où le préfet de police Didier Lallement a décidé lundi 5 octobre de prolonger la fermeture administrative des salles pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Cette décision a provoqué de vives réactions chez les professionnels du fitness, qui estiment que cette mesure assène le coup de grâce à …

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