Corée du Sud. Les salles de sport de Séoul devraient bannir "Gangnam

Tout est bon pour lutter contre le Covid-19, même bannir certaines musiques ! "Gangnam Style", l'un des plus grands succès de la pop sud-coréenne va d'ailleurs probablement être retiré des playlists des salles de gym de la région de Séoul. La raison ? Le tempo de la chanson, jugé trop rapide pour faire du sport.

Le nombre de nouvelles infections en Corée du Sud est au plus haut et le gouvernement s'est mis en tête d'empêcher les adeptes du fitness en salle de respirer trop fort ou de projeter sur les autres leurs gouttes de sueur. D’où l’idée d’agir sur une des sources de motivation des mordus du cardio : la musique.

Les autorités ont donc décidé que les salles de gym n'auraient plus le droit de diffuseur des morceaux dont le tempo dépasse les 120 battements par minute (bpm) lors des cours collectifs, comme ceux de zumba ou de vélo d'appartement ("spinning ").

L'annonce a provoqué des réactions de sidération sur les réseaux sociaux, où certains se sont empressés de faire une liste des morceaux autorisés. On pourra ainsi encore transpirer au rythme des derniers tubes des rois de la K-pop, BTS, comme "Dynamite" (114 bpm) ou "Butter" (110 bpm). Mais le succès planétaire de Psy, "Gangnam Style", ne pourra plus être entendu depuis son rythme atteint les 132 bpm.

Limitation de vitesse sur les tapis de course

Propriétaires et utilisateurs des salles de gym ont fustigé ces nouvelles mesures, quand bien elles autorisent ces espaces de séjour ouverts. Kim Hyun-joon, 35 ans, doute aussi de leur efficacité. "Je suis content de pouvoir continuer à aller à la salle", a-t-il dit. "Mais les gens écoutent de toute façon leur musique propre sur leurs écouteurs".

Autre initiative surprenante les nouvelles restrictions, l'interdiction de courir à 6 km/h sur tapis de course. "Va-t-on nous mettre une amende pour excès de vitesse ?", interroge sarcastiquement un internaute.

La Corée du Sud a longtemps été un des modèles dans la lutte contre la pandémie, notamment parce que sa population a observé très scrupuleusement les règles de distanciation physique. Mais un laisser-aller a été observé ces derniers mois. D'autant que la vaccination progresse très lentement du fait de problèmes d'approvisionnements.

Au total, 1 100 nouveaux cas ont été recensés mardi, la plupart à Séoul et ses alentours, une zone où vit la moitié du pays.

Laisser un commentaire