Covid-19 à Paris: les solutions des salles de sport pour survivre à la

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->Les salles de sport s'organisent contre la fermeture de leurs établissements pour limiter la propagation du coronavirus.
Les salles de sport s’organisent contre la fermeture de leurs établissements pour limiter la propagation du coronavirus. (© Adobe Stock)

C'est un secteur en souffrance qui s'est évalué à Paris ce mercredi 7 octobre 2020. Au-delà d'une réouverture imminente, les clubs de sport et de fitness réclament au gouvernement des mesures incitatives pour faire revenir les adhérents dans leurs salles .

Un secteur qui pèse 2,5 milliards d’euros

La crise sanitaire que traverse la France touche de plein fouet les 4 600 salles de sport, 50 000 salariés et 7 millions de pratiquants qui gravitent dans le secteur des activités physiques de loisirs. Un marché qui représente un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros.

France active, organisation représentant les salles de sport et de fitness, a détaillé dans le menu les revendications qu’elle portait pour les professionnels du sport.

Outre la réouverture de leurs établissements, les gérants réclament désormais des mesures incitatives pour «palier l’image de foyer de contamination colportée par le ministre de la Santé», résume Guillaume Schroll, vice-président de France actif.

«27 millions de passages, 200 cas confirmés de Covid-19»

Pour appuyer sa demande, le syndicat répète inlassablement les données: «Sur 27 millions de passages entre juillet et août dans nos salles, 200 cas de Covid-19 ont été confirmés», rappelle le vice-président.

Des fermetures qui relèvent du «non sens» pour les gérants. Ces derniers défendent les bienfaits de la pratique sportive: réduction des facteurs de comorbidité et du stress «dans une période anxiogène» et bénéfices sociaux, notamment pour les salariés qui télé-travaillent et dont les interactions sociales s’amenuisent.

Chèque service de fitness, baisse de la TVA et campagne de communication

Se considérant «stigmatisés», ils formulent au gouvernement trois requêtes pour se relever. En premier lieu, la mise en place d'un dispositif «chèque fitness service», sur le modèle de la prime vélo électrique.

Le syndicat milite également pour une baisse de la TVA, la faisant passer de 20% à 5,5% et qui se répercuterait sur le prix des abonnements. Enfin, «pour gommer l’image délétère», il demande une campagne de communication massive à l’échelle nationale pour «rappeler les bénéfices du sport».

Entre 800 millions et 1 milliard d’euros de pertes

«On a perdu 25 à 35% de nos clients et de notre chiffre d’affaires. Avec le confinement et la fermeture des salles, on estime nos pertes entre 800 millions et 1 milliard d’euros », détaille Patrick Mazerot, PDG des clubs de sport L’Appart.

«Plus de 100 établissements n’ont toujours pas ouvert leurs portes depuis le déconfinement. Quand on considère qu'une salle compte entre 5 et 10 salariés, on se retrouve avec près d'un millier de chômeurs potentiels », complète-t-il.

Un arrêté «disproportionné»

Contre l’arrêté pris par les préfectures de Paris et de sa petite couronne, France active déposera ce mercredi 7 octobre des référés auprès des tribunaux administratifs.

A Paris, les salles de sport avaient obtenu gain de cause jeudi 1er octobre. La préfecture de avait été sommé de revoir l’arrêté jugé «disproportionné au regard de l’impératif de préservation de la santé publique». Mais depuis, elle a pris un nouvel arrêté d’interdiction.

A Rennes, Toulouse et en Guadeloupe, la justice a suspendu la fermeture des établissements.

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