Covid19. À Rennes, des salles de fitness contestent l’arrêté de la





© Thomas Brégardis / Ouest-France
Le Fitness Park des Longs Champs, à Rennes, conteste l’arrêté de la préfecture d’Ille-et-Vilaine aux côtés de quatre autres établissements et d’un syndicat.

Un syndicat et des salles de fitness de Rennes Métropole engagent une procédure en référé devant le tribunal administratif de Rennes. Ces professionnels réclament la suspension de l’arrêté de fermeture des salles prix par la préfète pour faire face à l’épidémie de Covid-19. L’audience est prévue demain mercredi 30 septembre.

Les responsables des salles de fitness et leur syndicat France Active – FNEAPL, passe à l’offensive. Plusieurs enseignes ont engagé une procédure en référé devant le tribunal administratif de Rennes et nécessitent la suspension de l’arrêté pris par la préfète d’Ille-et-Vilaine le samedi 25 septembre, qui oblige les salles de fitness à fermer leurs portes. Une mesure, fortement contestée par les professionnels et imposée jusqu’au samedi 10 octobre pour faire face à l’épidémie de Covid-19 en Ille-et-Vilaine. Cinq enseignes et leur syndicat contesteront l’arrêté devant le tribunal. L’audience est prévue demain matin, mercredi 30 septembre.



Thierry Marquer, dirigeant fondateur de L’Orange bleue.


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Thierry Marquer, dirigeant fondateur de L’Orange bleue.

«Nous n’avons eu aucun cas de Covid»

«Nous ne sommes pas, comme à Marseille, dans une zone de très forte circulation du virus. Ici, les restaurants et bars peuvent ouvrir avec une fermeture avancée. Nous, c’est la fermeture totale. C’est l’incompréhension, dénonce Laurent Verdes, patron de trois centres Fitness Park, totalement sonné par cette mesure imposée du jour au lendemain. Le protocole sanitaire est strictement respecté dans nos salles. Nous n’avons eu aucun cas de Covid, parmi nos adhérents ou notre personnel. »

Que va-t-il se passer dans quinze jours? Laurent Verdes s’inquiète: «Sur va nous dire quoi? Que la fermeture est encore prolongée? Nous avons engagé un recours juridique, car nous avons des arguments à faire valoir. Si nous ne sommes pas entendus, il faudra passer à d’autres mesures. »

«Je ne sais pas si une profession a des protocoles aussi stricts que nous»

Patron de l’Orange Bleue, plus grosse structure de salle de fitness en France avec 395 salles et 400 000 adhérents, Thierry Marquer ne décolère pas. «On n’est 100 fois plus en sécurité face au Covid dans nos salles de sport que dans un supermarché», assure-t-il. «Avec la crise du Covid, nous avons vraiment mis en place toutes les mesures de précaution dans nos salles et je ne sais pas si une profession a des protocoles aussi stricts que nous. On marche vraiment sur la tête. À croire que nos politiques ont vraiment une idée passéeiste de ce qui se passe chez nous. Ils s’imaginent des salles avec 50 personnes les unes sur les autres? »

Pour lui, et sans aucun doute, «Nos salles ne sont pas des lieux de contamination. Même le département de la cohésion sociale qui nous a inspectés le dit. Et le gouvernement pense le contraire. » Le patron de l’Orange bleue a d’ailleurs une anecdote. «Un adhérent a eu le Covid. Sur l’a signalé à la CPAM. Elle nous a répondu car elle n’envisageait même pas de lancer un traçing sachant que le risque de contamination dans nos salles est quasi nul. Nous avons donc des éléments bétons à faire valoir devant le tribunal administratif et nous espérons bien être entendus? »

La demande des bars rejetée la semaine dernière

L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie d’Ille-et-Vilaine (Umih 35) avait engagé une démarche similaire la semaine dernière contre l’arrêté préfectoral ordonnant la fermeture des bars rennais à 23 h. La demande du syndicat avait été rejetée.

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