Covid19. Les salles de sport espèrent rouvrir entre «mi-mai et fin

«Comme d'habitude, on fera partie du dernier wagon», lâche Thierry Doll, président de la fédération France active, qui regroupe les entreprises des activités physiques et sportives. Cela fait désormais six mois que les salles de fitness ont gardé porte close. Neuf mois, si l’on compte la fermeture du premier confinement.

Une éternité pour les gérants de salles de sport. Et l’horizon n’a rien d’une sinécure. «Si l’on écoute bien le discours du Président, avec les terrasses ouvertes, on peut espérer reprendre entre mi-mai et fin juin», estime Thierry Doll. «Tout reste conditionné par le rythme de la vaccination», rappelle de son côté Thierry Marquer, patron du groupe l’Orange Bleue qui compte près de 400 établissements.

Les salles de sport essentielles?

Pourtant, les gérants de salles de sport ont tout mis en œuvre pour obtenir la réouverture. Les protocoles sanitaires ont été renforcés. Des études scientifiques ont été financées, notamment en mars par le groupe Fitness Park. Le député du Val-d’Oise, Aurélien Taché, réclame même qu’elles intègrent la liste des «commerces essentiels».

«Les gens ont besoin de faire du sport. Il existe des masques et des protocoles qui permettent d’ouvrir ces salles. Il n’y a pas plus de risques pour la santé que d’aller chez le coiffeur. Et bien plus de bénéfices », plaide le député de la 10e circonscription du Val-d’Oise (ex-LREM). Le président de la fédération France active apparaissent son propos: «Le gouvernement estime que nous sommes un lieu de contamination, mais il accepte que des personnes avec des maladies chroniques viennent s’entraîner. C’est paradoxal. »

Côté économique, les aides de l’État ont permis de limiter la casse. «En 2020, 14% des salles ont définitivement fermé contre 11% en 2019», illustre Thierry Doll. Une chance pour un secteur qui compte près de 4 500 clubs et emploie environ 45 000 personnes. En revanche, les salles font face au départ d’un grand nombre d’adhérents. «Entre 40 et 50% de la clientèle s’est érodée», pose le président de la fédération France active.

Mais Thierry Marquer a une bonne raison d’espérer. L’homme d’affaires compte quelques clubs en Espagne. Et depuis la reprise, l’activité y est prospère. «Sur un plus d’adhérents aujourd’hui qu’avant la pandémie. » Preuve que malgré le Covid-19, les salles de fitness restent sur les bons rails.

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