Djihene Academy: la prof de MMA révèle ses meilleurs conseils!

Djihene est championne du monde de grappling, coach personnel de fitness et de boxe. Elle se confie pour MCE TV sur son parcours.


Dans ce nouveau numéro de Job Backstage, Djihene Abdellilah, professeure de MMA au lycée et à l’université se livre sur son parcours en tant que championne de grappling. MCE TV vous raconte tout de A à Z!

Qui es-tu et que fais-tu?

Djihene : Alors, bonjour! Je m’appelle Djihene. Et c’est vrai que j’ai plein de casquettes différentes. Celle qui va vous intéresser aujourd’hui, c’est ma casquette d’enseignante. Je suis professeure d’EPS. J’enseigne notamment à la Sorbonne. Lettres Sorbonne Université à Paris 4. Mais je suis également sportive de haut niveau, donc je suis championne du monde de grappling, combattante professionnelle de MMA. Je suis aussi cheffe d’entreprise parce que j’ai créé mon entreprise de coaching et j’ai également créé la première association dédiée aux arts martiaux pour les femmes qui s’appliquent à la Djihene Academy.

Qu’est-ce que le MMA?

Djihene : Donc le MMA, c’est un sport de combat qui va regrouper tous les arts martiaux qui existe. En fait, c'est un sport de combat qui va mêler préhension, donc quand on attrape quelqu'un, les percussions, qui sont les frappes, les projections, le fait d'amener quelqu'un au sol et les soumissions, le fait de tordre une articulation entre guillemets.

Donc c’est une activité qui se pratique dans un octogone grillagé et c’est surtout ça qui porte un petit peu de confusion en France, parce qu’on a l’impression que ça dénature un petit peu les hommes qui rentrent dans cette cage. Mais cet octogone grillagé en fait, il est fait pour protéger les combattants. Parce que quand on fait une projection, les combattants peuvent tomber du ring et se briser la nuque notamment.

Après avoir fait du sport de haut niveau, pourquoi t’es-tu orientée vers l’enseignement?

Djihene: Enseigner, ça a toujours été ma passion. Donc j’ai passé le CAPES en 2004. J’ai commencé à enseigner en ZEP. Et à un moment donné, je voulais un petit peu progresser dans l’enseignement. J’avais la possibilité entre l’agrégation et le postuler sur un poste au SUAPS. Et je trouvais que le public du SUAPS était quelque chose qui me correspondait plus, donc j’ai postulé à la Sorbonne.

Pourquoi avoir fait entrer le MMA au sein de l’Education nationale?

Djihene : Je suis la première enseignante à avoir mis en place du MMA dans les lycées. Mes collègues sont un petit peu comme tout le monde. Ils absorbent ce qu'on voit par rapport aux médias et ils ne se rendent pas compte qu'il y a différentes manières de pratiquer le MMA et que celle qu'on montre à la télé, qui est très spectaculaire et très violente, n'est pas celle qu'on va enseigner, et encore moins au niveau scolaire.

Ce que j’aimerais faire comprendre un petit peu, c’est qu’aujourd’hui le MMA est une pratique qui est idéale pour travailler tout ce qui est bien-être et pour booster la confiance en soi. Et en fait, on se rend compte à travers les mots des étudiants que cette activité leur a apporté énormément de bien-être. Ça les a énormément aidés en période d’examens à déstresser. Et que c’était une activité qu’ils recommandaient, non pas pour le côté bagarre, mais pour le côté bien-être et dépassement de soi.

En tant qu'ancienne championne de boxe, qu'apprends-tu en priorité à tes élèves?

Djihene : Très souvent, le premier apprentissage ne vient pas forcément de ce que l’enseignant rencontré en place. C’est quelque chose de choisi qu’on apprend soi-même. De se dire: «Mince, je suis confronté à une opposition et face à cette opposition, j’ai plusieurs choix: fuir ou accepter l’opposition. Mais si j’accepte l’opposition, ça veut dire que, oui, je vais donner des coups ou des techniques, mais il faut aussi que je sois capable d’en recevoir moi-même ». C’est un petit peu cette humilité qu’on apprend en premier quand on est dans les sports de combat.

Tes conseils de motivation pour tenir une routine sportive?

Djihene : Déjà, il faut savoir que le meilleur antidépresseur que vous pouvez trouver, c’est le sport. Moi je conseille le soir. Et si vous n’avez pas d’idées, vous pouvez aller sur la page Instagram de la Sorbonne @assulsorbonne_u. Toutes les séances qu’on a faites sont en IGTV. Ouais, parce que moi, je suis un peu à la page, j’ai des IGTV et tout!

Dailleurs, mes cours sont en live. Donc si vous voulez faire un petit peu de sport avec moi: mercredi prochain, 10h30, sur la page. Et si vous avez du mal à retrouver, vous pouvez passer via mon compte Instagram, qui s’appelle @djihene_academy. Avant chaque séance, je remets le lien de la page de la Sorbonne.

Quelles valeurs le sport t’a permis d’inculquer à tes élèves?

Djihene : La première des choses, c’est la résilience. De se dire que, quoi il arrive, on va toujours rebondir. Et ça, c’est très important, notamment en cette période de Covid. C’est vrai que c’est très anxiogène. Mais il va y avoir une fin. Et plutôt que de se concentrer sur l’instant présent, se dire que, quoi il arrive, ça va se terminer en fait. Ce que mes étudiants apprécient beaucoup, c’est la motivation que je peux leur donner et cette façon de leur prouver qu’ils sont capables de faire des choses extraordinaires et qu’ils sont capables de se dépasser.

«Persuader ton esprit que tu peux faire quelque chose et ton corps va suivre». Et ça, c’est valable aussi bien dans le sport que dans tes études en fait. Donc plutôt que de se concentrer sur le résultat, il faut se concentrer sur le «process»: comment je vais faire pour arriver là?

Le sport est-il un moyen de s’évader pour les étudiants?

Ah, c’est plus que ça! Le sport, c’est un …

Laisser un commentaire