France – Le Youtubeur Marvel Fitness jugé en appel pour harcèlement

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Marvel Fitness avait été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, en première instance, pour harcèlement moral à l'encontre de plusieurs autres influenceurs.

Capture d'écran d'une vidéos sur Youtube de Marvel Fitness

Marvel Fitness, un Youtubeur condamné en première instance à deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis, pour harcèlement moral à l'encontre d'autres influenceurs, devrait être jugé en appel mardi à Versailles. Suivi par près de 169'000 abonnés sur Youtube, où il publie notamment des vidéos de conseils de musculation, Marvel Fitness a surtout gagné en notoriété grâce à ce qu'il a appelé ses «dramas», c'est-à-dire des prises à partie d'autres influenceurs qu'il accusait de mentir sur les thèmes du fitness et de la remise en forme.

«Demain, je lui mets une fin de carrière à cette pute» ou encore «tu mets un pied à Paris, t'inquiètes pas on va pas te louper»: lors de l'enquête, l'Yvelinois, 32 ans aujourd'hui , a reconnu les propos reprochés mais assurés qu'ils relèvent de la satire. Puis il a gardé le silence lors du procès en septembre. À la barre, des influenceurs ont raconté l'impact négatif de ces « drames » sur leur santé mentale et leur carrière. À l'issue des débats, Marvel Fitness a été reconnu coupable de harcèlement moral sur huit personnes et de violences sur avocat, ce qu'il conteste. Il a également été interdit d'exercer une activité de création en ligne.

«Beaucoup d'espoir»

Cette peine de deux ans de prison dont un avec sursis, était plus lourde que les réquisitions du procureur qui avaient demandé huit mois d'emprisonnement ferme. Fait rare pour ce genre d'infraction, le tribunal avait commandé un mandat de dépôt à l'encontre de Marvel Fitness. Le Youtubeur, qui a fait appel, a été remis en liberté le 18 novembre et fait son retour en ligne le 16 décembre, avec un tweet repris des dizaines de milliers de fois. Son nouveau procès est prévu mardi à 13h00 à la Cour d'appel de Versailles.

Les parties civiles attendent «une confirmation de la décision» de première instance «qui a donné beaucoup d'espoir en lancer que le droit prenait en compte la souffrance des victimes de cyberharcèlement», a déclaré à l'AFP Me Laure-Alice Bouvier, avocate de sept parties civiles et elle-même représentée par un avocat en tant que partie civile dans cette affaire. De son côté, Me Juan Branco, qui a repris la défense en appel de Marvel Fitness, a indiqué qu'il plaiderait la relaxe.

La façon dont son client «a été jeté en pâture dans l'espace médiatique est une faute qui ne sera jamais réparée», at-il déclaré à l'AFP, signalé que l'une des parties civiles, influenceuse suivie par près de 324 '000 abonnés sur Instagram, est actuellement visé par une enquête en Belgique, suspectée d'avoir créé un montage photo à caractère sexuel attribué à Marvel Fitness. Le parquet de Liège a demandé son renvoi devant un tribunal.

(AFP)

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