Inclusion: les jeunes de l'ME s'éclatent au Fitness Park de Tarbes

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L'IME les Hirondelles et le Fitness Park de Tarbes ont noué un partenariat pour permettre à des jeunes en situation de handicap de pratiquer une activité sportive régulière dans un club de sport.

«J’aime le vélo en musique». Charlotte pédale, danse et chante sur l’un des vélos d’intérieur du Fitness park de Tarbes. munie de sa clé USB, elle a mis la musique qu’elle aime pour pratiquer son activité physique. Maxime, lui aussi, «aime faire du vélo». Marion, Perrine, Madina et Arnaud, complètent le groupe de 6 jeunes de l’IME Les Hirondelles qui vient chaque lundi matin faire du sport au Fitness Park de Tarbes.
Dans une démarche d’inclusion et de prévention de la sédentarité, l’IME les Hirondelles (Adapei 65) et le club Fitness Park de Tarbes ont créé un partenariat. Un autre groupe de 3 jeunes de l’IME vient aussi le vendredi après-midi. Ils sont encadrés par Jérémy Sanz (ÆS à l’IME), à l’origine du projet car adhérent à la salle, et Maxime Guillain, éducateur sportif à l’IME.
«On commence par un petit échauffement. Après, on enchaîne sur ce qui est musculation. Puis une animatrice du Fitness park propose une activité crossfit. Le personnel de la salle est très motivé. Les coachs sportifs nous conseillent sur l’utilisation des machines. Le mais, c’est que lorsque ces jeunes arriveront dans le milieu adulte (foyer d’hébergement, foyer de vie, etc.) ils pourront avoir une activité autonome ». Maxime Guillain souligne qu’il a proposé ce projet aux jeunes de l’IME et il en a également ciblé quelques-uns pour tout ce qui relève de la prévention à la sédentarité, au surpoids, et aux risques cardio-vasculaires. Ils sont plutôt autonomes dans leur pratique et très contenus de venir. La base, c’est le plaisir, le bien-être ».

Programme individuel

Serge Vermeulen, gérant du Fitness Park, rappelle qu’au démarrage des séances, en septembre, chaque jeune a effectué «un bilan corporel. Cela nous a permis de dégager deux catégories: ceux qui veulent perdre du poids et ceux qui veulent prendre du muscle. Chaque jeune suit un programme personnalisé personnalisé en concertation avec ses désirs. Ils s’intègrent bien. Le regard des autres adhérents est positif ». Emmanuel, membre du club, confirme: «C’est bien pour eux de sortir de leur quotidien et de venir ici. Il n’y a aucun problème de cohabitation ». Pierre Antolin, de l’Adapei, souligne la volonté de l’association de proposer de plus en plus «des activités hors les murs de nos structures pour développer l’autonomie et l’autodétermination de nos jeunes».

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