Influenceur: «Tunisian Fitness Industry»: «Créateur de contenu» et

«TUnisian Fitness Industry », ce n'est nullement le nom d'une compagnie ou d'une société, c'est bien une sorte de nom de scène digital, celui d'un youtubeur et instagrammeur, qui a de plus en plus la cote avec ses 15.000 abonnés sur Instagram, et ses 8.000 suiveurs sur Youtube. Comme son nom l’indique, Amine Mrad, son vrai nom, conseille, véhicule anecdotes et astuces en rapport avec le sport et la nutrition, deux axes qui vont de pair, le tout affiché sur un ton léger, décapant, souvent drôle. Rencontre.

Titulaire d’un diplôme universitaire en informatique, Amine Mrad, alias tunisien de fitness, s’est vite rendu compte que ce qu’il avait accompli comme études était loin d’être une passion. En 2012, du haut de ses 22 ans, l’étudiant, fraîchement licencié, a très vite réalisé que faire carrière dans son domaine d’études ne lui avait rien. Pour pouvoir avancer, il fallait se consacrer à une passion, un amour… et c’est ainsi que sa nostalgie liée au basketball a refait surface très vite. Un sport d’équipe que le basketteur-amateur pratiquait depuis tout petit. Amine Mrad était sportif dans l’âme. «Autant revenir à mes premières amours. Se ressourcer de la sorte. C’est clair que le sport, je l’avais dans le chant! », Disait-il enthousiaste.

Remettre à point sa condition physique, reprendre les exercices et arpenter le terrain régulièrement commençaient à prendre le dessus. Première escale: regagner la salle de sport du coin, à Hammamet, sa ville natale. Un espace finalement géré, avant de muter pour un autre qui a la même vocation… allant jusqu’à l’inaugurer. Une remise en condition physique à la racine a été entamée, ouvrant ainsi les portes à une aventure qui dure toujours depuis près de 10 ans. Sa passion ne se résume pas au sport: Amine vouait un intérêt pour les compléments alimentaires qu'il étudiait de près, conseillait et vendait déjà entre Tunis et Nabeul. A époque cette-là, les réseaux sociaux n'existaient pas et le Net n'avait pas autant de place que maintenant: «Nos agissements en ligne étaient spontanés: les structures numériques n'existaient pas, et à cette époque, même l ' l'information n'était pas à la portée. Me former émanait de moi, du peu de contacts que j’avais… jusqu’à mon recrutement dans une société de renom de sport et de nutrition et qui se spécialise dans la vente de complément alimentaire. J’y travaille depuis 4 ans comme conseiller… mais ma visibilité en ligne n’a rien à voir avec mon travail au sein de cette société! »Précise le trentenaire.

De la réalité au virtuel

Un point de départ, un amour farouche, une curiosité, de petites erreurs ont favorisé l’émergence de sa chaîne Youtube et de sa communauté sur Instagram bien plus tard. «Ma priorité, c’était ma chaîne Youtube. Instagram alimentait l'audience et le nombre d'abonnés sur Youtube. Les deux plateformes sont liées pour moi. Sur Youtube, je pouvais mettre en ligne des informations, des anecdotes, des conseils, des erreurs à ne pas faire, expliquer d'une manière scientifique et didactique: Instagram est plus facile à manier que Youtube. Il est dans l’éphémère, dans l’étalage de l’information rapide, dans l’esthétique et le divertissement. Une chaîne Youtube demande un travail technique assez minutieux! Souvent, tout un tournage avec le matériel technique il faut pour créer du contenu! ». Par ailleurs, l'industrie tunisienne du fitness revient sur cette question récurrente: «Te considères-tu comme un créateur de contenu ou influencer? »Il répond:« Les deux sont complémentaires! Pour moi, si on ne parvient pas à retenir, à créer ou à agrandir son public, c’est il y a un problème avec le contenu véhiculé: qui peut manquer d’intérêt, qui peut ne pas être présentable ou attractif.

C'est une règle de base: parvenir à monopoliser même un nombre réduit nous motive à aller de l'avant, nous montre qu'on est en train de faire du bon travail et d'enrichir, ou d'être utile pour des suiveurs ! », Déclare l'industrie tunisienne du fitness. Mais un détail est cependant à souligner: l’influenceur précise qu’il y a un faux influenceur, assez suivis, pour un contenu qui n’est pas forcé à la hauteur de l’audimat affiché. Il explique, d'une partie: «Quand la personne est déjà connue et jouit d'une certaine notoriété dans un autre domaine, le public, le / la suivra spontanément une fois sur les réseaux sociaux… par curiosité ou parce que c'est un fan, tout simplement. D’autre part, il y a l’autre catégorie qui comprend les plus grands chiffres d’abonnés et qui achète de faux abonnés, une fausse audience pour faire bonne figure. C’est le cas de nombreuses instagrammeuses qui en font un business, qui vendent et qui veulent faire bonne impression en affichant juste un nombre important d’abonnés ». Il continue: «Dans mon cas, j'ai préféré y aller doucement, gagner de vrais abonnés, de vrais passionnés pour mon contenu, à mon rythme: je me suis dit, ça prend le temps qu'il faut, il était hors de question d'inscription des abonnés: j'ai patienté et galéré, et j'en suis à mes plus de 15.000 abonnés en ayant une bonne crédibilité. Le chiffre ne fait pas le moine: être suivi ne veut pas dire être forcément influenceur », cite-t-il.

Se distinguer…

Autres agitateurs en ligne comme The Dreamer: Rabii Ben Brahim, Khormoulougia, etc, entretiennent cette même ligne: l'univers de la remise en forme, du maintien en forme, du sport, des réflexions diverses, des randonnées, mais chacun différemment . Ils se connaissent d’ailleurs tous: ils sont amis, se consultent, échangent, communiquent. C’est une vision assez commune mais le contenu en particulier de l’industrie tunisienne du fitness diffère et agit à l’échelle locale. Le contenu est scientifique, prouvé, d’autres vont vers …

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