Le Méga Fitness reçoit deux constats d’infraction pour avoir défié la

La porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Audrey Roy-Cloutier, confirme que les deux constats d’infraction ont été signifiés récemment au gym, qui s’expose à des amendes entre 1000 $ et 6000 $.

Les deux infractions reprochées au Mega Fitness Gym ont eu lieu en juin et en novembre 2020, c’est-à-dire plusieurs mois avant que le gym soit au coeur d’une éclosion majeure à la fin mars.

«Dans chacun des cas, il y a eu un déplacement policier à la suite de dénonciations», indique David Poitras, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), sans révéler plus de détails sur les infractions reprochées.

Le premier constat d’infraction remonte au 16 juin. Ce jour-là, le propriétaire du Mega Fitness Gym, Daniel Marino, avait publiquement défié la santé publique en ouvrant les portes de sa salle d'entraînement sans le feu vert des autorités.

Dès 5h30, des clients s'étaient rédigés au gym. Des patrouilleurs étaient venus faire des vérifications vers midi et avaient rempli un rapport d’infraction général remis au DPCP.

Le deuxième constat d’infraction remonte au 4 novembre. Selon le DPCP, il est reproché au Méga Fitness Gym d’avoir refusé d’obéir à l’ordre de suspendre ses activités dans une salle d’entraînement physique, dans une région visée par cet ordre.

Le propriétaire du Méga Fitness Gym, Daniel Marino, n’a pas répondu aux demandes d’entrevue du Soleil, mardi.

Les deux constats d'infraction lèvent une partie du voile sur les interventions du Service de police de Québec (SPVQ) au Mega Fitness Gym, mais laisse des questions en suspens sur ce qui s'est passé, notamment, durant les semaines précédant l ' éclosion. Plusieurs témoins ont témoigné Soleil et à d’autres médias que les mesures sanitaires n’étaient pas respectées quand le gymnase était ouvert entre le 8 et le 31 mars.

Le DPCP n’était pas en mesure, mardi, de dire si d’autres constats d’infraction étaient signifiés au Mega Fitness ou si d’autres rapports d’infraction étaient à l’étude concernant ce gym.

Il n’a pas été possible non plus de connaître la valeur précise des modifications liées aux constats d’infraction signifiés au Méga Fitness. Selon Me Roy-Cloutier, le code de procédure pénale n’autorise pas pour le moment le DPCP à dévoiler le montant de l’amende réclamée.

Les modifications prévues à la Loi sur la santé publique pour ces infractions varient entre 1000 $ et 6000 $. «En fonction des circonstances propres à chaque dossier, le procureur qui analyse le rapport d’infraction générale détermine l’amende réclamée», indique la porte-parole du DPCP.

Demande refusée

Nous avons essayé début avril de savoir auprès du service des communications de la police de Québec combien de visites les policiers ont été effectués et combien de constats d'infraction ils ont été remis au Méga Fitness Gym depuis le début de la pandémie, mais on nous a référés à la responsable de la loi d'accès à l'information du Service de police, Me Patricia Desrosiers. Celle-ci a refusé de nous transmettre l’information demandée, évoquée que nous n’étions pas, comme média d’information, «une partie impliquée à l’événement».

«Le Service de police de la Ville de Québec a l’obligation de protéger les renseignements personnels de chaque individu impliqué dans un événement ou dans un rapport. De plus, nous devons nous assurer que la communication d'un renseignement contenu dans un document ne causera aucun préjudice à une personne qui est l'auteur ou qui en est l'objet », explique-t-on dans la réponse à notre demande d'accès reçue mardi.

Un refus étonnant considérant que le Service de police de la Ville de Lévis, par exemple, a rapporté au cours des derniers jours avoir effectué depuis janvier une quarantaine de visites et remis au moins six constats d'infraction au magasin de meubles Gripsou pour non- respect des consignes sanitaires et non-respect de l'ordonnance de fermeture émise par la santé publique le 9 avril.

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