Le YouTubeur Marvel Fitness, accusé de harcèlement en ligne, comparaît

Six plaignantes et trois plaignants accusent le YouTubeur Marvel Fitness aux 147 000 abonnés de harcèlement en ligne. Âgé de 31 ans, Habannou S., le vidéaste de la chaîne consacrée à la musculation, doit comparer lundi 21 septembre devant le tribunal correctionnel de Versailles pour « envoi de messages haineux, outrageants ou insultants ayant subi une dégradation des conditions de vie et une altération de la santé physique ou mentale des victimes »,« envoi de messages malveillants réitérés en vue de troubler la tranquillité »Et« violences sur avocat ». Il encourt jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

«Aller en gang bang en commentaire»

Créée en 2015, la chaîne YouTube a progressivement glissé de contenus purement sportifs vers du commentaire sur d’autres contenus produits par des influenceurs dans le domaine du fitness. Selon les témoignages des victimes, si le ou la réponse concernait, la critique devrait se traduire par un harcèlement systématisé en bande. « Je compte sur vous pour aller en gang bang en commentaire », A une fois écrit Marvel Fitness, encourageant sa communauté à amplifier les attaques.

Devant les enquêteurs, Habannou S. réfute les faits. Pour lui, il s’agit ni plus ni mois que de codes de la culture Internet, de « drame »Qu'il définit comme un «Clash via les réseaux sociaux». Il estime que ses propos ont été «Mal-interprétés ». Le YouTubeur se dit lui même victime de « messages d’insultes, de menaces à caractère raciste ».
Contacté par Le Monde, son avocat demande la relaxation et plaide une atteinte à sa liberté d’expression et au droit de la presse. Selon lui, le dossier comprend « plein d’erreurs de procédure ». Il dénonce entre autres le double statut des plaignantes Laure-Alice Bouvier, à la fois avocate et victime.

Le collectif #NousToutes se mobilise

Pour le soutenir, Marvel Fitness a invité ses abonnés à venir devant le tribunal correctionnel de Versailles. En réaction, le collectif #NousToutes a appelé à un rassemblement « pour apporter notre soutien aux femmes qui osent parler et porter la voix de celles qui ont encore trop peur », Explique au Monde, Pauline Baron, organisatrice de la mobilisation.

La source : Le Monde

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