Les prescriptions médicales comme billets d’entrée dans les salles de

Le 29 octobre 2020, après une longue période de fermeture des salles de sport en France, est paru un décret on ne peut plus réconfortant pour les amoureux du fitness. Ce dernier permet aux gérants des salles de sport d’en ouvrir les portes, bien que leur fermeture était supposée se prolonger jusqu’au 20 janvier 2020. Cependant, les salles en question ne doivent accueillir que des personnes présentant une prescription médicale. Les règles accompagnant ce décret n’étant pas respectées partout, le syndicat du secteur lance un appel au respect de cette loi.

Les conditions d’admission dans les salles de fitness

Le décret du 29 octobre dernier stipule clairement que seules des personnes «munies d'une prescription médicale» seront admises dans les salles de sport ou de fitness. Dès lors, nombreux sont les Français qui se mettaient à leur fournisseur de médecins, afin que ces derniers leur obtiennent une prescription médicale. Cela leur était de s’entraîner dans enfin leurs endroits préférés.

Suite à ce constat, le ministre des Sports, Roxana Maracineanu a précisé que le décret ne concernait que quelques catégories de personnes dites «prioritaires». Il s'agit notamment de personnes visées par des maladies chroniques comme l'obésité, le cancer, les accidents vasculaires cérébraux, etc. . Le public ayant accès aux salles de fitness est donc très limité.

L'accès aux salles est également autorisé aux sportifs de haut niveau, aux étudiants en filières sportives, et bien sûr des personnes handicapées. Il n’est donc pas question de pénétrer une telle salle juste pour le plaisir de s’entraîner ou de «préparer sa silhouette pour l’été» comme le faisait comprendre le professeur Stéphane Oustric. Ce membre du Conseil national de l’Ordre des médecins n’a pas manqué de regarder que l’APA se réalise suivant un programme personnalisé, dirigé par des professionnels.

Crédit: Pixabay

Les positions de certains gérants de salles de fitness

La réouverture des salles de sport et de fitness est bien entendu une bonne affaire pour les gérants. Les longues périodes de confinement ainsi que la fermeture de ces salles pendant si longtemps ont beaucoup d'affaibli leurs situations financières. Du coup, ce décret est devenu une belle occasion de reprendre du service, avec une clientèle plus ou moins ravie de pouvoir ou de devoir s’entraîner. Les différentes conditions d’admission dans les salles de fitness ne sont donc pas rigoureusement respectées.

En effet, plusieurs gérants de salles de sport s’appliquent sur le simple fait que le décret n’implique que la présentation d’une prescription médicale. De ce fait, toute personne présentant une prescription médicale est admise dans leur salle. La plupart de ces gérants se défendent en affirmant qu'ils ne sont pas médecins, et donc qu'ils ne peuvent pas «mener une enquête» pour s'assurer de la véracité du diagnostic.

Les gérants de clubs de Fitness comme Best of Gym, Fitness Park ou encore celui des trois salles de Fitness en Ille-et-Vilaine, déclarent s’en tenir au décret. Le décret en question n’exige pas la présence d’un entraîneur. De ce fait, ces clubs donnent un accès libre, même aux personnes n’étant pas accompagnés d’un professionnel. Par ailleurs le PDG de la Chaîne L'Appart, Patrick Mazerot a affirmé qu'il aurait préféré que les 200 clubs de Fitness restent fermés, n'attendent pas rentable de n'y admettre qu'une poignée de personnes .

La réaction du Syndicat

Face à cette situation, le Président du Syndicat France Active a mis en garde les différents gérants de clubs Fitness et de salles de sport. Il rappelle que seules les prescriptions médiales APA sont autorisées par le décret et que ne pas s’y conformer est synonyme d’exposition aux sanctions. Il exhorte donc à tous les clubs à respecter la loi, d’autant plus que les sanctions aggraveraient leurs situations déjà alarmantes en raison de la crise sanitaire.

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