Méga Fitness Gym: Guilbault a elle-même alerté la santé publique

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a elle-même signalé à la santé publique de possibles infractions aux consignes sanitaires au Méga Fitness Gym de Québec l’été dernier.

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Questionné au sujet d'un reportage de TVA Nouvelles selon lequel au moins 700 cas de COVID-19 découleraient d'une éclosion survenue dans ce centre, elle a expliqué être intervenue le 20 juillet denier, après avoir entendu parler de ces manquements allégués.

«Il y avait-tu beaucoup de clients, c'était-tu ouvert tous les jours? Je ne le sais pas. Mais il y avait des ouï-dire à l'effet qu'il était peut-être en infraction avec les règles de santé publique, le propriétaire en question », a-t-elle ajouté en point de presse, mercredi.

À quelques jours de la réouverture du Méga Fitness Gym, lorsque la région de la Capitale-Nationale passera en «zone orange» le 31 mai, Geneviève Guilbault espère que son propriétaire, Dan Marino, «aura appris de ses erreurs».

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En entrevue à plusieurs médias, mardi, ce dernier a dit qu'il prenait une partie du blâme, «mais il ne faut pas nous accuser pour cinq ou six imbéciles qui se promenaient dans le gymnase sans masque».

À savoir si l’établissement devrait avoir le droit de ouvrir, le ministre de la Sécurité publique rappelle que cette question ne relève pas d’elle et s’en remet aux règles de la Santé publique.

«Je lui demande de respecter les règles de la Santé publique et j'ose croire que tout l'épisode, la saga qu'il a lui-même vécuue (…), j'ose croire qu'il va respecter les règles par la suite », a indiqué Geneviève Guilbault.

Même choisi du côté des partis d'opposition qui demande au gouvernement d'assurer un suivi serré du Méga Fitness Gym après sa réouverture.

«J'ose espérer que la Santé publique suit ça extrêmement près pour qu'on n'ait pas à revivre quoi que ce soit qui ressemble à ce qu'on a vécu dans cette histoire-là qui est, effectivement, une histoire assez funeste », a dit la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade.

«Je ne sais pas si c'est criminel, mais c'est moralement inadmissible, est indigné le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Pour des raisons mercantiles ou idéologiques, mettre la vie en danger de gens en danger, je n'ai pas de mot pour décrire à quel point c'est un comportement irresponsable. »

«Ça pourrait être un milieu de travail, ça pourrait être une garderie, ça pourrait être tout autre endroit où vraiment il ya une négligence importante dans l’application des mesures sanitaires qui pose un risque pour la population», a demander le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

«Et, devant ce risque qui peut advenir un peu partout, n'importe où, c'est au gouvernement de s'assurer de suivis rapides», a-t-il ajouté.

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