Moselle-Est. Covid-19: les propositions musclées des salles de sport

Où en sont aujourd’hui les propriétaires de salles de sport?

«Nous arriverons bientôt au 15 mars 2021, un an après le premier confinement, nous aurons vécu plus de mois de fermeture administrative que d'ouverture à cause de la Covid-19. Le modèle économique des salles de sport est particulier. Le seul processus d’adhésion est complexe, il y a des enjeux financiers et logistiques permanents, avec des coûts fixes sans compter que le lien social est rompu avec les habitués »

400. C’est le nombre de salles de sport qui existent en France et l’ensemble du secteur représente un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros.

Quelles sont les pistes de travail de France actives?

«Le problème est la durée de fermeture des salles depuis un an et nous avons travaillé sur un plan de relance avec six grandes propositions réalisées à différents sénateurs qui ont précisé faire suivre le dossier en commission et au ministre des Sports. Nous avons surtout réfléchi à une action pour l’ensemble des salles de sport, l’objectif est de pérenniser notre activité. »

Tous ceux qui sont fermés ne reçoivent pas une aide de 10 000 €. Notre raison de vivre est avant tout l’ouverture de nos salles.

Ludovic Faroult

Quelles sont les principales mesures proposées?

«Il y a d’abord trois propositions spécifiques. La première est une exonération de la TVA au prorata des mois de fermeture, ce qui fait huit mois avec le premier confinement. Ensuite, la proposition est de poursuivre le dispositif d’activité partielle de longue durée et la troisième idée est de maintenir le Fonds de solidarité pendant 18 mois ».

Et du côté des propositions généralistes?

«D’abord, différer le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) de deux ans au minimum, c’est l’affaire des banques certes, mais l’exécutif peut jouer un rôle. Ensuite, mettre en place un prêt de consolidation d’une durée de dix ans, afin d’éviter un cumul de dettes à l’infini. Ce procédé est en place en Allemagne. Enfin, proroger le moratoire pour le gel des procédures et garanties des avertissements pour les loyers et les charges. »

Nous souhaitons une campagne de communication propre à notre milieu.

Ludovic Faroult

Quel regard portez-vous les uns sur les autres?

«Être gérant d'une salle de sport est une vraie profession. Il y a de nombreux échanges entre nous et aucune animosité des uns envers les autres. Nous avons aussi des propositions d’aide au retour pour les adhérents avec l’idée d’une salle de sport et nous souhaitons une campagne de communication propre à notre milieu. Le fitness fait partie de la solution et non du problème. À quand un élu ou un ministre qui se montre dans une salle de sport? »

Ce qui est le plus dur en ce moment?

«On nous a enlevés deux mois essentiels, septembre et janvier, qui représente à lui seul 40% des inscriptions. Aujourd’hui, les salles de sport, on n’en parle plus. La seule a choisi «On sait, c’est que des masques spéciaux ont été développés pour le sport en salle, mais ça a un coût important. J’invite tout élu à venir voir le nombre de machines qui attendent leurs clients, l’entretien d’elles demandé, sans parler des produits vendus sur place. Tout patron de salle de sport peut aussi me contacter. Nous avons subi entre 50 et 65% de résiliations d’abonnements. »

Laisser un commentaire