Ploërmel: Privée de travail, Maïwenn Gicquello, coach sportive, a

Maïwenn Gicquello s’impatiente de voir à nouveau défiler les sportifs chez Wake Up Form Ploërmel.

Elle adore son métier, mais la crise sanitaire l’obligation de s’ouvrir à d’autres horizons. Maïwenn Gicquello, coach sportif chez Formulaire de réveil une Ploërmel (Morbihan) a vu ses cours s’interrompre du jour au lendemain.

Les confinements successifs ont obligé la salle de sport à baisser temporairement le rideau, et sans perspective de réouverture, elle a pris la décision d’occuper un emploi alimentaire. Pour gagner de l’argent, et surtout… Aller de l’avant.

Un sentiment différent entre les deux confinements

Il faut dire qu’aux premières annonces du gouvernement, la trentenaire était loin d’imaginer que le virus allait autant altérer sa vie professionnelle. «Entre mars et mai, on s’est relayés pour donner des cours en direct sur la page Facebook du club. C’était nouveau et plaisant », reconnaît-elle.

D’autant que derrière leurs écrans, les adhérents mouillaient le maillot à distance. «L’été approchait, on sentait de l’intérêt pour nos vidéos, et cela se confirmait avec les publics», analyse celle qui a retrouvé le sourire en bandoulière, les sportifs dans l’enceinte du club en juin 2020.

«J'ai mesuré à quel point le contact humain m'avait manqué. On a appris à faire du sport à l'heure du Covid, dans le respect des gestes barrières. »

Seulement voilà, le deuxième confinement un stoppé Maïwenn dans son élan. Et cette fois, la pilule a été plus dure à avaler. «Le monde du fitness a fait des efforts considérables pour s'adapter au protocole sanitaire, mais les salles ont de nouveau été pénalisées alors que le risque de contamination n'y est pas plus élevé qu'ailleurs», argue-t-elle, coincée depuis bientôt quatre mois chez elle. «On a relancé nos lives, mais autour de nous, et contrairement au printemps, la planète continue de tourner…»

Les salles rouvertes en avril?

A chaque annonce du gouvernement, la sportive retient son souffle. Elle espère voir rouvrir les salles en avril. Mais sans éprouver le désir de changer de voie, la trentenaire a fait un choix: celui de travailler. Coûte que coûte.

«Je n’avais jamais poussé la porte d’une boîte intérimaire auparavant», avoue-t-elle sans détour. Mais pour garder le cap et entretenir le lien social, Maïwenn a franchi le pas.

«Je bénéficiais du chômage partiel, mais ça me pesait de ne plus exercer, je me sentais isolé et frustrée. Je ne pouvais pas rester plus longtemps sans rien faire », lâchez un trait de celle qui a enchaîné plusieurs missions comme agent de conditionnement depuis novembre dernier.

Une expérience «inattendue» qui a malgré tout de bons côtés. «J’ai saisi l’opportunité de voir autre chose, de découvrir un environnement de travail différent» sourit-elle. Pas question pour autant, de faire une croix sur sa carrière. La coache continue de s’entretenir assidûment, avec l’espoir de retrouver au plus tôt la vie d’avant.

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