Pont-l'Abbé – À Pont-l'Abbé et alentour, les salles de sport voient le



« On est impatients. Après sept mois et demi de fermeture, il était plus que temps ! » souffle Thibaut Gloanec, le gérant du club Wake up form, à Plonéour-Lanvern. « On sent une émulation avec pas mal de retours sur les réseaux sociaux. Les adhérents ont envie de reprendre et les coachs sont motivés », poursuit ce dernier. « On faisait des live sur la page Facebook du club. On comblait le manque comme on pouvait mais ce n'est pas pareil. On a hâte de reprendre », de leur côté Manuel Struillou et Emmanuel Jouanet les deux coachs de la salle de sport.

Aujourd'hui, on sait qu'on va perdre 30 % de notre clientèle mais pour certaines salles de sport, dans les grandes villes, c'est jusqu'à 60 %.

La peur de perdre des adhérents

La peur de perdre en route des adhérents est toujours présente. « On avait presque atteint les 800 adhérents. Aujourd'hui, on sait qu'on va perdre 30 % de notre clientèle mais pour certaines salles de sport, dans les grandes villes, c'est jusqu'à 60 %. Les abonnements ont été entièrement reportés, ce qui permet de reprendre dans un climat assez serein. On a pris ce risque financier même si les états de l'État ne reçoivent pas tout », émet Thibaut Gloanec. Il sait aussi que le mois de juin n'est pas la période la plus propice pour une reprise. « Cela fait deux fois qu'on rouvre au mois de juin. Il faudra attendre septembre ou octobre pour savoir si on retrouve une activité normale ».

Chez Be Good Fitness, à Pont-l'Abbé, Matthieu Hocquard est tout aussi pressé de revoir ses adhérents. « On est fermé depuis le 1er novembre. On a essayé de maintenir l'activité sur les réseaux sociaux pendant un mois et demi mais cela ne remplace pas le contact avec les gens. Et puis se mettre en avant sur la toile, ce n’est pas trop mon truc. J'aime être face aux gens », confie le responsable du club, fort de ses 700 adhérents.

Matthieu Hocquard, responsable de la salle de sport Be good fitness. (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

« Les gens ont besoin de se retrouver »

S'il en a profité pour passer du temps en famille, s'occuper de ses enfants, il est désireux de se remettre dans le rythme. « Le protocole sanitaire a été assoupli et on a un peu plus de place par rapport à l'entre-deux confinements. On n'a pas mis en place de réservation pour la salle de musculation et on ne devrait pas être obligé de préparer les gens sur le nombre de par semaine. On espère surtout ne pas devoir refermer », complète Matthieu, qui a aussi tout fait pour conserver sa clientèle en suspendant les prélèvements des abonnements.

Avec 700 adhérents au début du confinement, Philippe Nicot, gérant de l'Orange bleue, espère lui aussi ne pas avoir perdu tout le monde, même si certains se sont tournés vers des activités extérieures avec les beaux jours. « On a conservé du lien social avec les adhérents en faisant des vidéos en direct et on propose un mois d'essai gratuit à l'ouverture », annonce Philippe Nicot. Il reste confiant : « Les gens ont besoin de se retrouver, d'aller boire un verre en terrasse et de faire du sport. On compte beaucoup sur cette réouverture pour recréer du lien ». Et d'ajouter : « Pour certaines personnes, l'activité physique était médicalement essentielle. On espère les revoir et faire en sorte de les remettre en forme ».

Philippe Nicot, à l'Orange : " sur la chance d'avoir une clientèle fidèle".
Philippe Nicot, à l'Orange bleue : « On a la chance d'avoir une clientèle fidèle ». (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

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