Tribunal correctionnel – Le gérant du Factory Fitness de

L’affaire du Factory Fitness de Saint-Denis-en-Val, société autour du loisir matérialisée par un grand bâtiment renfermant un jump park et un bowling, a trouvé son dénouement ce jeudi : la justice condamnée son gérant à 3.750 euros d'amende (dont 1.800 avec sursis) et sa SARL à s'acquitter de la somme de 10.000 euros.

L'affaire avait été examinée le 8 avril

Pour mémoire, le tribunal correctionnel d'Orléans avait mis sa décision en délibéré, après s'être longuement penché sur le dossier, le 8 avril dernier.

Au centre de celui-ci, donc, se trouve l'entreprise Factory Fitness. Son jump park et son bowling sont gérés par Richard Leroux. Les murs autour sont la propriété de Rodolphe Gabriel, finalement relaxé, tout comme Richard Leroux, du chef d'accusation de mise en danger d'autrui.

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La fermeture administrative

Le jump park avait fait l’objet d’une fermeture administrative, à la suite de la visite inopinée d’une commission de sécurité, en septembre 2018. Celle-ci, formalisée  par un arrêté du maire en date du 3 octobre, avait été au centre des débats lors de l'audience d'avril dernier.

Rappelons que la décision de fermer l'établissement trouvait sa source dans la nature de la mousse utilisée lors de sa construction. Celle-ci était inflammable. Le 4 février dernier, l'expert mandaté par le tribunal a rendu un avis indiquant que les opérations d'aménagement n'étaient pas conformes.

Son erreur : avoir ignoré la mise en demeure

Le dossier, complexe, renferme aussi l'affaire du 14 juillet 2019 : le gérant organise ce jour-là un concert (gratuit) au Factory bowling, qui se trouve dans le même bâtiment que le jump park faisant office, ce soir-là, de garderie. Le maire de Saint-Denis-en-Val avait pourtant pris un arrêté interdisant la tenue de cette manifestation. Après l'intervention de la police, le gérant avait été placé en garde à vue…

En avril, le parquet avait demandé la relaxe de Rodolphe Gabriel. Le propriétaire du bâtiment abritant les deux structures était alors également poursuivi.

Le tribunal à suivi l'avis du ministère public.

Richard Leroux est, quant à lui, déclaré coupable (ainsi que sa société) de refuser de fermer un établissement recevant du public, malgré la mise en demeure dont il faisait l'objet, celui-ci n'étant pas conforme aux règles de sécurité.

David Creff

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