Tribunal d & apos; Orléans – Le gérant du Factory Fitness de

Audience pour le moins technique et détaillée, pour ne pas dire compliquée, ce jeudi 8 avril, devant le tribunal correctionnel d'Orléans au sujet de l'entreprise The Factory Fitness, un jump park à Saint-Denis-en-Val, gérée par Richard Leroux.

Sa fermeture administrative, à la suite d'une visite inopinée d'une commission de sécurité le 12 septembre 2018, formalisée par un arrêté du maire le 3 octobre, est au centre des débats. Une décision qui s’appuie alors sur la nature de la mousse utilisée lors de la construction de cette structure qui serait inflammable. Elsa David, la présidente du tribunal, s'est également interrogée sur les conditions du passage de la commission de sécurité, questionnant alors les trois experts du sud-ouest, cités à la barre par la défense. Le dernier d’entre eux a indiqué qu’en Gironde, The Factory Fitness aurait eu le feu vert pour ouvrir.

Pour en revenir au Loiret, le 4 février dernier, l'expert mandaté par le tribunal a, lui, rendu un avis d'avis que les opérations d’aménagement n’étaient pas conformes.

Dans l'intervalle, Richard Leroux a contesté l'arrêté du maire de Saint-Denis-en-Val devant le tribunal administratif d’Orléans qui n’a toujours pas rendu sa décision. Même si ce même tribunal a déjà publié un référé en janvier 2019.

Des "négligences majeures"?

Ou, le 14 juin 2019, le gérant a décidé d’organiser un concert (gratuit) au Factory Bowling, qui se trouve dans le même bâtiment que le Factory Fitness faisant office, ce soir-là, de garderie. Le maire de Saint-Denis-en-Val avait pourtant pris un arrêté interdisant la tenue de cette manifestation. Après l'intervention de la police, le gérant avait été placé en garde à vue …

Me Tissier, qui défend les intérêts de la municipalité de Saint-Denis-en-Val, évoque un dossier compliqué avec la procédure liée à l'ouverture d'un établissement recevant du public, les travaux, la visite de contrôle, la demande de permis, celle de travaux. Elle rappelle qu'un avis favorable a été rendu pour le bowling et un autre défavorable pour le jump park. Après une demande de dérogation liée au désenfumage et aux sorties de secours, l'avis est devenu favorable. Et le maire a pris un arrêté dans ce sens, le 31 décembre 2016.

Malgré tout, en juillet 2018, la réalisation d'aménagements et de travaux ne correspond pas aux engagements pris. D'où la visite inopinée. «Dans les mesures compensatoires, rien n’est respecté. Il y a des négligences majeures. J’aimerais que vous mettiez à la place du maire qui est responsable en cas de problème. Est-ce qu’on a le droit de remettre en cause une analyse faite par des professionnels? ", Se demande Me Tissier.

La relaxe pour Rodolphe Gabriel

D'emblée, la représentante du parquet demande la relaxe de Rodolphe Gabriel, le propriétaire des murs du bâtiment abritant les deux structures, qui est également poursuivie. Il en va de même pour Richard Leroux en ce qui concerne le bowling.

En revanche, pour le jump park, elle considère qu'il a tort: ​​"Il n’applique pas l’arrêté municipal du 3 octobre. Il ne s’y est pas conformé. Monsieur Leroux a tout fait pour se retrouver devant vous aujourd’hui. "Pourtant, elle ne pense pas qu'il puisse être poursuivi pour la mise en danger délibéré de la vie d'autrui? Elle une amende de 3.750 euros.

Me Grassin, qui défend Rodolphe Gabriel, est dubitatif par rapport à un léger problème dans la gestion de ce dossier, "la fleur au fusil, sur lance des procédures", et estime que l'image de son client en sort ternie. Tout en ne voyant pas ce qu'il fait là.

Me Verdier estime que son client, Richard Leroux a fait face à une impasse technique au sujet de la mousse: "Il est impératif que Monsieur Leroux soit blanchi… Sur une volonté de la commune d'amener Monsieur Leroux à la rupture… Vous n ' avez pas devant vous un hurluberlu, un rebelle, un désinvolte… La montagne va accoucher d'une souris. Je plaide sa relaxe, tout en notant que la fermeture administrative a été sèche, sans débat. "

Le tribunal a mis sa décision en délibéré. Elle sera rendue le 10 juin.

Le Factory bowling, à Saint-Denis-en-Val, fermé à la suite d'un accident de la route mortel: le patron conteste la décision

Alexis Marie

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