Un magistrat au premier plan – Comment Mauro Poggia a reçu les pleins

Avec la crise sanitaire, le conseiller d’État est devenu l’homme fort du gouvernement. Trop fort?

Mauro Poggia, conseiller d'État chargé du département de la sécurité, de l'emploi et de la santé.

Laurent Guiraud

Pas une semaine sans que son nom soit sur toutes les lèvres. Celles des tenanciers, des commerçants, des patrons de fitness. Le 23 décembre, il lui a fallu annoncer aux Genevois que leurs restaurants seraient fermés pour Noël. Au fil de ces mois de pandémie, Mauro Poggia est devenu la figure centrale du gouvernement, bien qu'il n'en soit pas le président. Comment gère-t-il cette crise et la masse de travail qu’elle impose?

Plus de 80 arrêts, 32 points sanitaires, 17'700 réductions d'horaires de travail (RHT) accordées: la crise sanitaire a propulsé le magistrat sur le devant de la scène du Conseil d'État, volant la vedette aux présidents en poste ( Antonio Hodgers lors de la première vague, Anne Emery-Torracinta pour la seconde). Pour la plupart des députés, sans parler du fond de ces décisions, Mauro Poggia tient bien le cap. On loue sa capacité de travail et sa constance. «Il peut être critique, mais au moins il prend des décisions et assume son rôle, estime le PDC Bertrand Buchs. Les couacs ne sont pas toujours de sa faute, mais parfois du fait de la Confédération. » Le Vert Pierre Eckert va dans le même sens. «On sent que Mauro Poggia s’est bien entouré, il fait confiance à ses équipes et s’appuie sur ses chefs.»

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