Unieux. Un an sans dancings: le petit bal perdu de l’accordéoniste

«Non, le thé dansant n’est pas ringard, on danse aussi sur Jerusalema! »

«Dans ma famille, personne n’est musicien. »Et pourtant. Magali Perrier a brûlé les étapes. Premières notes d’accordéon à 6 ans, création de son orchestre à 12 ans avec l’aide de mon papa, championne de France en 1992 à 16 ans. L’école la semaine, la scène le week-end. Il a fallu faire un choix. «Ça a été la musique! »

Pendant toutes ces années, le bal a évolué. Et est devenu ringard? À d’autres. Magali Perrier abat ses cartes. «L’image d’aujourd’hui n’est plus du tout celle d’il y a trente ans! »Bien sûr, les danses de couple font toujours recette. Et la piste s’enflamme d’abord au tempo chaloupé des tangos et pasos. Mais pas que. «Les danses en ligne sont également très recherchées. »

«Ça vaut tous les cours de fitness»

Et pas la peine de ricaner en pensant au madison. «Ça date! Même la macarena est dépassée. Désormais, les gens de 75 ans en sont au kudurou, à la danse gitane. »La chorégraphie du tube mondial Jerusalema n’a paraît-il aucun secret pour eux. «Et là, croyez-moi, c’est physique. Ça vaut tous les cours de fitness. Ils sont à l’affût de ces nouvelles musiques, ils trouvent les pas de danse sur Internet et s’entraînent chez eux. »

Et ça, ça fait le bonheur de Magali Perrier. «Je suis danseuse aussi. Alors, je descends sur la piste avec mon micro casque, je leur apprends les pas. »L’espace d’un instant, dans les yeux de l’artiste, l’orchestre Magali Perrier est remonté sur scène. Sa chanteuse, ses musiciens, ses danseuses. Comme dans le monde d’avant. Quand «Le Petit Bal Perdu» n’était qu’une chanson.

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